Prijzen 2009 toegekend door de fondsen voor medische en wetenschappelijk onderzoek

  • 26/11/2009
Zie ook:
Thema:
Plaats:

(Tekst alleen beschikbaar in het Frans/Nederlands)

Mesdames, Messieurs,

C'est avec grand plaisir que je prends la parole aujourd'hui sur un sujet qui me tient à cœur : la recherche scientifique et la mobilité internationale. 

Un proverbe africain dit qu'il faut tout un village pour élever un enfant. Je crois que pour élever un chercheur, il faut tout un pays et même, tout un continent. C'est ce que l'Europe tente de faire. Depuis l'émergence de la Stratégie de Lisbonne au Conseil Européen en 2000 la Communauté Européenne a vraiment pris conscience que ses richesses, ses forces, sa ressource première se trouvaient dans les cerveaux des hommes et des femmes qui y vivent.
Vous le savez, lors de sa Présidence Européenne en 2001, la Belgique avait joué un rôle prépondérant pour encourager tous les pays à se lancer dans ce défi qui consiste à promouvoir ce qu'on nomme « l'Economie de la Connaissance ». Cet objectif ambitieux passe par le développement de la recherche dans chaque pays, avec des investissements massifs. Ils seront la source d'emplois durables, tant sur un plan social qu'environnemental.
Mais cela ne suffit pas : si l'on veut rendre l'Economie de la Connaissance la plus compétitive possible, il faut, aussi, encourager et  stimuler la mobilité des chercheurs.

Chez nous, nous savons qu'il faut inlassablement continuer à sensibiliser les jeunes - paradoxalement si « fan » de technologies-  et les aider à vaincre leur méfiance envers les carrières scientifiques.

Fort heureusement, la situation évolue : la perception des carrières liées à la recherche se modifie. Lentement mais sûrement s'installe dans les esprits l'idée que la recherche, aux débouchées plus variés qu'on ne l'imagine, devient aussi un gage d'emploi et de carrières utiles et passionnantes. Certes, les statistiques de l'OCDE ont montré que nos étudiants, en 2005, étaient trop peu nombreux encore à effectuer un doctorat - avec, parmi eux, un faible pourcentage de filles. De surcroît, trop peu d'entre eux poursuivent ensuite des activités de recherche. Néanmoins, tous secteurs confondus, en 2008, la Belgique a compté 36 400 chercheurs équivalents temps plein. Une grande majorité d'entre eux travaillent en entreprise.
Ces dernières années,  c'est toutefois les pouvoirs publics et, surtout, les universités qui ont le plus augmenté leur personnel de recherche. 

Pour parvenir à confirmer les tendances positives en matière de recherche, il faudra tenir compte de certains objectifs. Ceux fixés par l'Europe étaient si élevés qu'ils n'ont pas tous été atteints. Le 7è programme cadre de recherche et de développement  de l'Union Européenne  vise en particulier la création à l'horizon 2013 d'un espace européen de la recherche au sein duquel les Etats membres consacreraient 3 % de leur produit Intérieur brut à la R&D dont une grande partie doit être financée par les entreprises.  On estime que dans toute l'Europe, si tous les pays consacraient 3 % de leur PIB à la recherche, il manquerait probablement jusqu'à 700 000 chercheurs.
 
On sait que la Belgique est encore loin du défi des 3% du Produit Intérieur brut consacré à la recherche. Dans ces 3 %, l'implication du secteur public est  relativement constante  mais il serait souhaitable que le Secteur public s'engage d'avantage dans la R& D. 
Diverses mesures d'abattements fiscaux ont notamment été mises en place pour soutenir les efforts réalisés en faveur de la recherche. L'implication du secteur privé est quant à elle essentielle et majoritaire.

Wetenschappelijk onderzoek bevorderen, dat is vandaag de dag ondenkbaar zonder dat we er de notie 'mobiliteit' bij betrekken. In nog geen tien jaar tijd is er in dat verband veel veranderd. Er is een kader gecreëerd dat gunstiger is voor de mobiliteit van onderzoekers, en dat kader wordt steeds sterker. Zo heeft het nauwelijks twee jaar gekost om 25 landen van de Europese Unie de richtlijn 'Wetenschappelijk Visum' te laten aannemen, een geheel van maatregelen dat de komst van onderzoekers van buiten de Unie vereenvoudigt. Hierdoor kan een wetenschapper uit een niet-Europees land zich na nauwelijks een week al in België vestigen. Hij wordt bovendien vrijgesteld van een werkvergunning.

Mevrouw Lieten,  Vlaams minister bevoegd voor innovatie schrijft hierover in haar recente beleidsnota rond wetenschappelijk onderzoek het volgende:
" Het concept brain circulation is belangrijker dan brain gain of brain drain. De kruisbestuiving van kennis en de netwerken die zo ontstaan zijn onmisbaar voor goed wetenschappelijk onderzoek. Wetenschappelijk onderzoek is per definitie een internationale bezigheid: nationale en regionale grenzen zijn hier irrelevant ."

U zult van mij aannemen dat ik hier niet alle initiatieven kan opsommen die bijdragen aan de mobiliteit van onderzoekers. Ik geef slechts enkele voorbeelden:

Op federaal niveau werd in 1987 het programma 'Interuniversitaire attractiepolen' opgezet. De attractiepolen hebben als doel het wetenschappelijk potentieel van onze universiteiten te versterken door hen in netwerken te integreren. Zo kunnen ze hun internationale positie verstevigen. De zesde fase van dit programma loopt van 2007 tot 2012 en er is een budget van 143 miljoen euro mee gemoeid. Zo worden in  netwerkverband werkende ploegen uit verschillende Gemeenschappen van ons land gesteund.

Verschillende gezamenlijke projecten bestrijken de meest diverse gebieden zoals : biologie, geneeskunde, scheikunde, of nog historische wetenschappen en sociale wetenschappen.

Zowel in de Franse Gemeenschap als in de Vlaamse Gemeenschap bevordert respectievelijk het FRS-FNRS en het FWO de mobiliteit van onderzoekers en zijn deze instellingen betrokken bij de organisatie van seminaries en conferenties. Zo is er het "Odysseus-Programma" voor hooggekwalificeerde Belgische of buitenlandse onderzoekers die momenteel in het buitenland een wetenschappelijke loopbaan uitbouwen. Het programma moedigt hen aan om hun carrière aan een van onze universiteiten voort te zetten.  De financiering dekt het salaris en de uitgaven bij het uitbouwen van een onderzoeksgroep. Dankzij diverse beurzen en andere vormen van hulp en ondersteuning kwamen al meer dan honderd onderzoekers naar België.

Mais, ce qui importe, c'est à quel point les mentalités changent auprès des chercheurs. Aller s'intégrer à une équipe ou à une structure dans un autre pays, pour six mois, un an ou davantage, relève désormais, aux yeux de bien des chercheurs, d'une démarche presque naturelle. Elle semble même indispensable à ceux qui soignent leur CV : le passage par la case « étranger » est devenu un « plus », et les projets développés lors de ces séjours sont souvent d'une grande qualité.

Déjà durant leurs études les étudiants ont l'occasion d'avoir une expérience à l'étranger. Je citerais ici également le programme « Erasmus Mundus », un programme de coopération et de mobilité qui vise à améliorer la qualité de l'enseignement supérieur et à promouvoir le dialogue entre les cultures. Ce programme propose des master classes et des « joint doctorates ».

Que ce soient des crédits voyage ou des congés sabbatiques, les chercheurs ont de multiples possibilités d'envisager la mobilité tout au long de leur carrière.

Un chercheur qui part réaliser un « post doctorat » dans un important laboratoire à l'étranger peut y trouver des expertises dans des techniques que son service ne possède pas ou pas encore. Ce  séjour lui permettra de développer son projet de recherche.Une fois revenu en Belgique, il pourra mettre en place des collaborations nées des contacts réalisés lors de son séjour à l'étranger.  
Il pourra créer un véritable réseau d'experts : chacun d'entre eux fera profiter les autres de ses compétences spécifiques et complémentaires. 

De plus, à leur tour, les chercheurs ayant séjourné dans un autre pays, bien souvent ouvrent eux-aussi leurs laboratoires à de jeunes chercheurs étrangers.

Parallèlement aux chercheurs qui rejoignent des laboratoires très pointus, aux équipements technologiques souvent très poussés, certains de leurs collègues choisissent, eux, des destinations où les conditions de travail sont souvent plus difficiles.
Qu'ils soient Belges ou Européens, des agronomes, des médecins passionnés en virologie ou en infectiologie,  partent ainsi, par exemple, en Afrique.

En fait, tous ces chercheurs contribuent à développer cette « Mobilité de la Connaissance » que beaucoup souhaitent réaliser.  Les Pôles d'attraction universitaires, ainsi que d'autres programmes de recherche, contribuent ainsi à ouvrir nos unités de recherche à des partenaires d'autres pays, membres ou pas de l'Union européenne.

Puis-je mentionner également des initiatives de la Fondation Roi Baudouin , comme le Fonds Benedictus et le Fonds Maurange dont nous aurons l'occasion de faire connaissance aujourd'hui. Depuis 2002 le Fonds Benedictus a déjà accordé plus de dix bourses à de jeunes chercheurs prometteurs afin de leur permettre de poursuivre leur recherche aux Etats-Unis dans le domaine de l'ingénierie biomédicale. Quant au Fonds Maurange il a permis à une jeune chercheuse française de rejoindre l'institut de Duve ici en Belgique. En 2010 ce sera au tour d'une chercheuse indienne. 
Je citerai également la « Belgian American Educational Foundation » et le Fonds Fullbright dont l'objectif est de stimuler la mobilité internationale. Ils ont déjà envoyé des centaines de jeunes découvrir d'autres univers de recherche aux USA. 
 

M'étant précédemment attardé sur les Fonds Benedictus et Maurange, et leur contribution à la mobilité des chercheurs , je ne voudrais cependant pas oublier de m'adresser aux autres Lauréats couronnés aujourd'hui.
Je tiens avant tout à les féliciter pour le travail accompli et je souhaite que le Prix qu'ils reçoivent aujourd'hui constitue,  pour les plus jeunes d'entre eux , un véritable encouragement.