Toespraak van de Koningin in Caïro- Internationaal Centrum voor Vermiste en Seksueel Uitgebuite Kinderen (ICMEC)

  • 19/02/2009
Zie ook:
Thema:

(Tekst alleen beschikbaar in het Frans)

Je remercie vivement Madame Moubarak d?avoir rendu possible cette rencontre entre ceux qui tentent de combattre au quotidien la disparition des enfants et leur exploitation sexuelle.

Il est hautement symbolique que cette réunion ait lieu ici. Cette terre, berceau de nos civilisations est aussi un lieu de rencontre entre différentes cultures. Mais j?aimerai vous parler aujourd?hui de nos projets communs en faveur de l?enfance.

Si chaque disparition est un drame, tant pour le jeune que pour son entourage, celle-ci se complique encore lorsqu?il s?agit d?enlèvement au-delà de nos frontières.

Dans ce contexte, 3 groupes cibles me viennent à l?esprit.

1) Il y a tout d?abord le groupe des enfants victimes du trafic international d?êtres humains, à des fins d?exploitation sexuelle, d?incorporation dans des réseaux criminels, ou pire encore, de trafic d?organes. Tous nos continents sont marqués par ce fléau, et à côté de l?existence d?un Protocole dans le cadre des Nations Unies, et une collaboration poussée entre nos centres nationaux et entre nos services de police, notre meilleure arme est la mobilisation de l?opinion publique dans nos pays avec un seul message : « S?il vous plaît, sauvez l?innocence de nos enfants. »

2) Un autre groupe très fragilisé, est celui des « mineurs étrangers non accompagnés » appelé MENA. Au cours de l?année écoulée, j?ai rencontré plusieurs de ces jeunes arrivés en Belgique. Ils provenaient le plus souvent d?Afghanistan, d?Irak, ou d?Afrique. Ce sont des jeunes dotés d?une force de caractère et d?un sens de la débrouillardise hors du commun. Mais ils avaient beau avoir parcouru des milliers de kilomètres, ils n?en restaient pas moins des jeunes adolescents. Ceux que j?ai rencontrés s?en sont sortis, puisqu?ils ont pu s?appuyer sur des structures d?accueil adaptées. Ils ont pu redevenir des vrais enfants et poursuivre leur scolarité. Mais pour les quelques uns qui y arrivent, combien ne se perdent pas en cours de route, victimes d?exploitation sexuelle et commerciale, ou de réseaux criminels ? Que pouvons-nous faire pour protéger ces jeunes ?

Nous pouvons coopérer, en ne minimisant pas ce problème sous prétexte de n?avoir pas assez de données chiffrées. Nous pouvons contribuer à les sauver en transmettant les informations sur leur disparition au-delà de nos frontières, en informant sur les risques du voyage, en prévoyant un nombre suffisant de structures d?accueil.

3) Coopérer et informer sont aussi des clefs du succès dans l?approche du troisième groupe cible des enfants victimes d?un enlèvement parental. Il s?agit ici aussi d?une violation d?un droit fondamental de l?enfant qui est celui d?entretenir des contacts avec ses 2 parents.

Pour résoudre les problèmes d?enlèvement parental au-delà de nos frontières, plusieurs instruments juridiques internationaux existent, dont on nous parlera plus concrètement d?ici quelques instants. Mais face aux aspects émotionnels, socioculturels et parfois religieux de ces cas d?enlèvements, le droit a ses limites. C?est là que nos centres nationaux peuvent être utiles. Ils peuvent s?associer aux autorités, et compléter le volet juridique par d?autres volets. Celui, par exemple, de la médiation familiale internationale entre les parents, ou celui de la prévention et d?information dans les groupes à risque. Un accord à l?amiable entre les parents est toujours mieux que le meilleur des jugements prononcés par un Tribunal. Il est fort important de souligner ce message auprès de tous les acteurs concernés, y compris les autorités compétentes et les parents.

L?accord de collaboration entre les autorités belges et Child Focus, signé en avril 2007, est un exemple. Child Focus, en tant qu?association privée, et grâce à son numéro gratuit, joignable 24h sur 24h, prévoit une aide de première urgence. Child Focus se spécialise dans l?accompagnement et le soutien des parents victimes, alors que les Autorités belges traitent des dossiers individuels en fonction des instruments juridiques internationaux, et mènent l?investigation en partenariat avec les services de police. Un tel protocole est unique en Europe et je suis fière qu?il ait été développé dans mon pays. Il cherche à diminuer la souffrance des parents et de leurs enfants séparés les uns des autres.

J?espère de tout c?ur que les interventions, les discussions et les contacts que nous aurons aujourd?hui permettront d?apporter quelques solutions concrètes à ces douloureux problèmes.

Pour terminer, je souhaite remercier de tout c?ur tous les bénévoles qui travaillent dans nos centres nationaux, et qui ?uvrent chaque jour à la réalisation de nos objectifs.

Je vous remercie de votre attention.