IVde Vergadering van het Internationaal Directie Comité voor de Economische promotie van de Plattelandsvrouw (2)

  • 24/11/2000
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(Tekst in vertaling)

Chère Madame Wade,
Altesse Royale, future Présidente du CDI,
Mesdames et Messieurs,

Il n#était pas prévu que je prenne la parole aujourd#hui mais je vous demande un petit temps de patience, car j#ai un message vous faire.

Je voudrais d#abord vous féliciter du travail fructueux de ces 3 jours: chacune a donné le meilleur d?elle-même et cela me réjouit, compte tenu de ce que j#ai vous dire.

Après 8 ans passés au CDI, comme Membre d#abord, Présidente ensuite et enfin Présidente Honoraire, j?ai annoncé ce matin mes collègues que ma mission auprès du CDI se termine.

J?ai déj un certain âge, et je me dis que désormais je dois faire uniquement ce que personne d?autre ne peut faire ma place et que je suis seule pouvoir mener bien, si Dieu le veut. Pour accomplir cela, il me faut renoncer certains engagements qui me tiennent fort c?ur. C?est le cas du Comité Directeur International pour le développement économique de la femme rurale.

J#ai bon espoir dans l#avenir du CDI, présidé aujourd?hui par Madame Wade, et bientôt par Son Altesse Royale la Princesse Lalla Fatima Zohra du Maroc.

Notre Comité poursuivra son action de plaidoyer en faveur des femmes en milieu rural. J?ai confiance aussi dans les Comités régionaux et dans leur savoir-faire adaptés leurs régions. Ces Comités peuvent maintenant voler très loin de leurs propres ailes.

Je voudrais rendre hommage aux Présidentes successives du CDI: la Reine Noor, Datin Seri Dr. Siti Hasmah, Madame Elisabeth Diouf, Madame Viviane Wade. Après les pionnières de la première heure, elles ont permis au CDI de se consolider et d#être porteur d#avenir.

Je suis particulièrement heureuse de savoir que Son Excellence Datin Seri Hasma ait accepté de me succéder comme Présidente d?honneur, l?issue du mandat de la Malaisie au sein du CDI.

Je rends hommage aussi toutes celles qui ont permis au CDI d#exister: les 64 épouses de Chefs d#Etat et de gouvernement réunies Genève en 1992 et toutes les associations de femmes rurales qui ont participé l#histoire du CDI sans oublier les représentantes, les secrétariats et les traducteurs. Il serait d#ailleurs heureux pour le CDI de pouvoir renouer avec toutes celles qui ont participé notre Comité.

Au moment de quitter le CDI, il ne me revient pas de donner des avis sur la marche suivre du CDI: le futur, on y travaille au présent. Vous savez mieux que moi quels sont les propositions et les programmes d#action élaborés par les spécialistes. Vous, les Premières Dames, vous avez compris l#importance de votre rôle dans ce domaine. L#insistance avec laquelle vous continuerez défendre cette cause auprès de vos autorités nationales, auprès des ONG et des organisations internationales, afin qu#elles donnent la priorité aux moyens y investir, sera décisive.

J#aimerais vous dire combien l#expérience du CDI a été pour moi enrichissante. Je ne peux m#empêcher de penser aujourd#hui celui qui, depuis le début de notre mariage, m#encouragea ouvrir toujours plus grands les yeux sur les misères du monde, mon mari bien-aimé.

Mon mari me disait, en citant Follereau: «Il ne m?est pas permis d?être heureux tout seul. Donne-moi de partager la souffrance universelle».

Le Roi Baudouin avait compris, avec d#autres "amoureux de justice" dans le monde, devenus amis, qu#il faut sans hésiter attirer sans relâche l#attention de nos sociétés sur l?inégalité flagrante qui sépare les bien lotis et ceux qui n#ont pas l#essentiel pour vivre.

Mon enthousiasme servir la cause des femmes rurales est fondé sur l?élan de mon mari qui s?impliqua personnellement dans la création du CDI en 1992, aidé et soutenu par M. Boutros Boutros Ghali, Secretaire général des Nations Unies, et par M. Idriss Jazaïry, et Al-Sultan Directeur généraux et serviteurs du FIDA.

Les objectifs du CDI sont ambitieux mais nobles: élargir notre c?ur pour qu?il voie tous moments les injustices qui en nous-mêmes et autour de nous nous séparent de l?amour des autres et qui ont des répercussions sur les intérêts économiques, politiques, personnels ou culturels.

Créer des réseaux d#intervention qui font réfléchir davantage les responsables chaque niveau de l#organisation sociale, c?est comme bâtir des piliers sur lesquels une société plus humaine peut se construire. Dans une telle société, nous serons mieux armés pour lutter la main dans la main contre la misère qui sévit partout.

Comme tout élan de vie, le CDI se transformera et donnera vie d?autres élans sous d?autres formes après avoir brisé la carapace de l?indifférence.

Je voudrais terminer par une anecdote que j?ai vécue avec le Roi Baudouin qui savait s?émerveiller comme un enfant devant la beauté de la Création. Elle parle de la force patiente et persévérante par laquelle les plus grands obstacles peuvent être franchis dans la poursuite d?une plus haute dignité de la personne humaine.

Anecdote de vive voix : (En visite Ostende au moment de sortir de la voiture, le Roi me dit: «Regarde la merveille tes pieds!» Il me montra un brin d?herbe qui traversait une dalle de béton craquelée?L?herbe résiste, elle est souple, il suffit d?avoir de la patience, car la patience obtient tout. Il faut avoir la patience impatiente (Snoy); Passion, Patience, Persévérance: les trois P) .

Je termine en vous disant combien je me réjouis de pouvoir remercier ici, en prenant le coeur aimant de mon mari témoin, toutes celles et tous ceux qui m#ont permis de vivre durant 8 ans cette expérience de solidarité. Que Dieu vous garde .